La fragilité, une force ?

Le printemps est là. La nature se réveille, s’épanouit progressivement. Dans l’air ambiant, en contemplant nos jardins, en écoutant le chant des oiseaux, nous nous imprégnons de cette sensation de renouveau. « Aaaaah, comme ça fait du bien ! »  La vie resurgit… avec force, avec fragilité.

A la naissance, que ce soit la petite fleur, le petit oiseau ou le nouveau-né, n’importe quel être vivant est fragile. L’Homme est vulnérable par essence. Tout au long de son évolution psychologique, qui n’est pas seulement intellectuelle mais aussi affective, il va tenter de quitter cet état, d’annuler ce principe. Et pourtant…

Être fragile, c’est quoi ? C’est la possibilité de ne pas toujours tout maîtriser, d’avouer ses manques, de demander de l’aide, de reconnaître ses erreurs et ses limites (parfois perçues comme des failles), de ne pas avoir toujours raison. C’est aussi sortir de la tout puissance, faire preuve d’humilité, d’accepter sa condition humaine, sa finitude.
Si nous nions l’existence de notre vulnérabilité, son impact peut nous affaiblir durablement. Au contraire, si nous osons la ressentir, la reconnaître et l’assumer, nous nous offrons la possibilité de recouvrer nos forces et d’inciter l’autre, peut-être, à nous soutenir dans notre croissance. Finalement, la fragilité (assumée) est une grande force !

Et pour nos projets créatifs? Il en est de même. Ils commencent à l’état de germe, de nouveau-né, fragile. Ils nécessitent de la patience et des soins pour prendre corps et vie.

Profitons de l’énergie du printemps pour donner un nouvel envol à nos projets créatifs! Ne manquez pas l’atelier thématique sur le sujet:  profiter de l’énergie de printemps, sentir cette vitalité naissante, cette vigueur du renouveau qui stimule, donne des ailes pour (re)lancer vos projets

Envie d’expérimenter un exercice?

Amusez-vous avec cette énergie du nouveau-né à partir de l’exploration de vos pieds. En forme d’haricot, germe de tous les possibles.

symbole SD Asseyez-vous confortablement. Quelques respirations en conscience.

Bien installé ? Alors massez-vous un pied, à même la peau, sans votre chaussette. Prenez soin d’explorer chaque orteil, l’espace entre les orteils, toute la plante du pied, la voûte, le talon, … de dos du pied aussi. Les moindres recoins de ce pied. Puis posez-le au sol et observez les sensations dans ce pied. Que ressentez-vous ? Par rapport à l’autre, est-ce pareil ? Même exercice de l’autre côté.

Puis mettez-vous debout à partir de la dynamique de vos pieds. Que vous dit votre corps à travers cette symbolique : se mettre debout à partir des germes. Qu’est-ce que cela éveille en vous ? Notez vos réflexions

Prenez de la peinture « aux doigts » que vous mettez dans une assiette. Trempez votre pied dans l’assiette et faire une empreinte sur une feuille de papier. Appréciez la encore le contact de la peinture sur votre pied. Découpez l’empreinte (ou si vous préférez dessiner la silhouette) de votre pied et collez-la dans votre journal. Transformez cette empreinte en petit personnage et entamez un dialogue avec lui. Qu’a-t-il à vous raconter de vos germes créatifs ? Quand vous aurez terminé, notez vos réflexions.

Prenez votre pied 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *